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Xún Zĭ (ca315-ca238
av.J.-C.), l'auteur du Xúnzĭ, est un grand penseur du IIIème siècle qui a organisé sa pensée confucéenne dans son oeuvre. Après Mencius, ... il approfondit notamment les notions de nature
Xìng et de Qíng...
Chap. 17 - Tian Lun
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Chap. 19 - Li Lun
Quelle est l'origine des rites (Li). Dès sa naissance l'être humain a des désirs (Yù). A partir du
moment où ses désirs ne sont pas satisfaits, il n'a de cesse que de chercher à les
satisfaire. Mais dans cet effort il ne connaît plus ni mesure, ni limites (démarcation) ;
s'il se met en quête de les satisfaire, il ne peut s'empêcher de se lancer dans une lutte
pour la survie induisant le chaos et l'épuisement des ressources.
Les rois de l'Antiquité avaient une aversion du chaos, c'est pourquoi ils établirent les rites
et le sens du juste...
[...] Les rites constituent une nourriture... [...] (Par la suite), une fois qu'il a reçu sa nourriture, l'homme accompli se plaît à opérer des
distinctions...
Quand l'homme de bien apprend, ce qui lui entre par les oreilles, il le fixe dans son
coeur, il le fait passer dans ses quatre membres et le manifeste dans ses attitudes et
ses gestes. Il parle à propos. Il se meut avec mesure. Il est continûment exemplaire.
Quant à l'homme de peu, ce qui lui entre par les oreilles lui ressort par la bouche et
comme il n'y a que quatre pouces de ses oreilles à sa bouche, cela ne lui permet
évidemment pas de transformer un corps de sept pieds. Pour bien réussir dans
l'étude, il faut fréquenter un maître car c'est par l'imitation qu'on assimile les rites et la
musique, non par les explications.
[Au service de son prince, le Da Wu] se place différemment selon les moments. Il
s'incline ou se redresse selon les temps. Il est rapide ou lent. Il va au-delà ou reste en
deçà. Dans ses mouvements il est 10000 fois changeant, mais son art est un.
Le sage laisse libre cours à ses désirs il fait place à tout ce qui vient l'émouvoir, mais il
garde l'initiative et reste donc ordonné. Il ne force rien, ne subit rien, ne court aucun
danger.
L'homme de bien suit sa voie sans effort délibéré (Wú Wéi). Le sage suit sa voie sans rien
forcer.
L'homme de bien est respectueux dans ses pensées, tandis que le sage exulte dans son
for intérieur.
C'est en cela que consiste l'art de régler son activité. Un rite est d'abord une ébauche, puis il devient forme, puis il devient joie pure.
Quand il est parfaitement exécuté, l'émotion et la forme développent ensemble toute leur
puissance.
Comment saisissons-nous la signification (Yi) d'une danse ? C'est quand nos yeux ne
voient plus, que nos oreilles n'entendent plus et que nous atteignons cependant une
parfaite économie dans notre façon de nous tourner vers le haut, vers le bas, de nous
courber, de nous redresser, d'avancer ou de reculer, d'être lent ou rapide. C'est quand
nous mettons toutes les énergies de nos membres en accord avec les rythmes
concordants des cloches et des tambours et que cet accord devient parfait. C'est alors,
à force de nous entraîner ainsi que cette signification devient évidente.
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Chap. 22 - Zheng Ming - Rectifier les noms
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Chap. 23 - Xing E - La nature humaine est mauvaise |